Dernière première de 2018 au TRUCHOT - MONTENOIS

mercredi 26 décembre 2018
par  Cécile, Claude
popularité : 11%

Désob précédente



Ils sont venus, ils sont tous là !
Maintenant quand une sortie au Truchot est annoncée, ça bouge. Depuis le fin fond de la région parisienne jusqu’à l’autre bout du Bourbonnais, et même tout droit arrivé du Benin, ils sont là !
Il faut dire qu’avec quelques mètres grattés à chaque sortie et deux chantiers à fort potentiel, ça commence à prendre forme et ça motive.




Descente des équipes chargées du matériel...


Donc 3 équipes se forment :


L’équipe du fond

Emmenée par Cécile : Patrick, Arnaud, Cracus, Clément pour tenter de forcer un boyau où ça frotte au niveau du ventre et du dos.

L’équipe de fond ... qui veut aller loin ménage sa monture ...
Dans le fond, ça fait plusieurs fois que nous sommes revenus avec "arrêt sur rien", mais bizarrement, dur de motiver les troupes ... Il y a quelques séances, c’est Jean-Yves qui a accepté de me suivre au plus loin ... Depuis ça patine, et on se contente de bosser dans le méandre pour agrandir et rendre certains passages acceptables.
Faut dire que les conditions ne sont pas toujours au beau fixe ...
Lors des désobs précédentes, on s’est parfois retrouvés à 4% de gaz "tous verts" ... et pas tellement fiers à la sortie. Certains en ont gardé des séquelles et pas toujours facile de passer des étroitures en ayant cette sensation d’étouffement... On s’est donc parfois retrouvés à 2, avec 5 kits et 2 perceuses ...

Aujourd’hui est donc un grand jour ! On a une équipe motivée par une pointe donc on ne perd pas de temps, c’est parti ! Pour certains, cela fait un moment qu’ils ne sont pas revenus et ils (re)découvrent les galeries agrandies, le puits ... puis le méandre et le passage qui nous a posé tant de soucis ...
Une fois arrivés dans la petite salle juste derrière, c’est parti pour l’explo dans l’interstrate* (*la censure m’a interdit le terme de "caniveau", pour ne pas démotiver les troupes), où avec Jean-Yves, nous avions fait environ 50 m avant de faire demi-tour devant étroiture à 90 degrés. Faut dire que ces 50 m sont assez éprouvants : le ventre et le dos frottent la paroi, on baigne dans plusieurs centimètres de boue liquide, on ne peut pas tourner la tête, et il n’y a qu’un seul endroit pour faire demi-tour donc même avec l’adrénaline de la première, ça calme ...

C’est Arnaud qui prend la tête du groupe ... enfin façon de parler car le casque prêté par Jean-Paul ne cesse de se faire la malle, et, allongé dans l’eau sans pouvoir tourner la tête pour le réajuster, c’est pas simple ... On repart et on arrive vers la fameuse étroiture qui nous avait stoppé. Cette fois-ci, je compte sur Arnaud, notre spécialiste, pour la passer. Ça racle, ça râle, ça gronde, il faut enlever le casque, se contorsionner, mais au final ça passe ! Et ô miracle : "Derrière c’est grand les gars, venez vite !!" On force donc, avec plus ou moins d’appréhension (les lunettes de Patrick s’en souviendront !) et arrivés derrière, effectivement ça s’agrandit : ON EST A QUATRE PATTES YOUPIII !!!!




On peut annoncer, sans trop se tromper, que ça ne deviendra pas une classique...


C’est reparti dans l’euphorie, ça avance bien, on est dans le lit d’un ruisseau, et on fait environ 50 m jusqu’à ce que la galerie se sépare en 2 parties : le ruisseau se perd sous une énorme dalle du plafond et un méandre commence à sa gauche. Arnaud s’y engage, voit sur environ 4-5 m, à priori, ça retomberai dans le ruisseau derrière la dalle. Mais ça mérite quelques travaux car même Arnaud, notre anguille, n’arrive pas à revenir. Heureusement, Patrick est là et le tire par les bottes. Ensuite, le reste de la troupe n’est pas chaud pour y aller, on le croit sur parole !
Demi-tour en essayant de compter nos pas (on est des scientifiques !) et annoncer la bonne nouvelle aux copains !
En guise de cadeau de Noël, y’a pas mieux ...

L’équipe de la galerie nouvelle

Pilotée par Claude : Pierre, Olivier et Virginie. L’objectif est de creuser et descendre d’environ 2 m le long d’une étroiture verticale dans l’espoir de la shunter par la base.
Creuser et descendre dans un remplissage argileux, c’est facile. Le plus compliqué reste à trouver un système pour éviter que les bords de la cavité creusée ne s’écroulent sous leur propre poids.
Ici tout a été calculé. Des barrières d’autoroute prédécoupées aux bonnes dimensions sont positionnées au fur et à mesure de la descente du chantier. Il y a même une bâche plastique qui est placée entre les barrières et le remplissage, assurant une parfaite tenue de l’ensemble. Un travail de pros...



Dans la galerie nouvelle...



A trois, plus Virginie qui nous soutient moralement, le travail avance vite. Encore une grosse dalle et le passage est libre. C’est Pierre qui va tester la suite du passage... qui ne laisse passer qu’une seule botte !! Ici, l’expression "ça queute" s’impose. C’est ballot après tout ce travail !

L’équipe extérieure

Dirigée par Jean-Paul : Romain. Le but non avoué est certainement un soutien moral...


On restera sur les résultats de l’équipe du fond. En guise de cadeau de Noël, y’a pas mieux ...
Retour au local pour fêter autour d’un crémant bien frais et d’une bourriche d’huitre ... Si si, le GSAM, ce n’est plus ce que c’était ... il n’y avait plus de champagne au frigo ...
Rendez-vous en 2019 pour la suite !


Voilà une bonne fin d’année...

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