Plongée au Trou Pinard - VALLEROIS-LE-BOIS - HAUTE-SAONE

mercredi 10 janvier 2018
par  Didier L
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Retour sur quelques plongées sympathiques sur la Haute-Saône ces dernier mois de l’année 2017 au Trou Pinard, découvert par le club Spéléo-Club-Vesoul. Quelques plongées ont été accompagnés par Christophe Rognon et Stéphane Guignard ainsi que par les porteurs SCV (70) et GSAM (25).


Quelques lignes sur la dernière plongée au Trou Pinard. La jonction avec le gouffre Crevat n’était pas prévue ce jour car je voulais partir avec 3 fois 4 litres mais un oubli "détendeur "me fait dire : pas de jonction, car je savais d’après le CR de Fred Martin que c’était une partie chaotique et profonde (dans les -10 m) et longue (dans les 150 mètres, voire 160 mètres) ... "Profonde" par rapport à ma configuration d’aujourd’hui (bouteille 4 litres).

Préparation du matèriel ...



Le GSAM est présent avec 4 spéléos, ainsi que Steph, préparation très sympa, café, croissant, ensuite on descend voir un peu le niveau car j’ai hâte ... Excellent : niveau très bas, claire. Arrivés sur place, la préparation commence.

L’équipement ...



La plongée devrait durer environ 30 minutes au plus, avec 2 bouteilles de 4 litres à 230 bars et une à 210 bars. Je m’engage, retrouve mon terminus, raboute sur le béquet et tire avec mon bobino fait maison : "bonheur pour le bobino". Je tire environ une centaine de mètres, en plus de mes 50 réalisés précédemment, plus ceux de Christophe Rognon, autour des 50 mètres si ma mémoire est bonne. Je regarde ma consommation, 150 bars dans chaque bouteilles. Je décide de faire demi-tour au dernier piquet. J’enfonce un piquet, raboute mon fil plus un caouetch, je décide d’immobiliser mon fil de bobino avec un caouetch et le remet en place. La touille est présente depuis un moment mais je n’y fais plus attention. J’ai lâché le fil 5 secondes pour remettre en place le bobino et l’accrocher derrière moi. Je suis bien lesté et je n’ai pas l’impression de bouger. Je remets la main là ou était le fil, rien ! Je racle assez loin, rien ! Je cherche un peu plus loin, rien, rien et rien !! Je me dis : « Tu es dans la merde, avec environ 150 bars d’air, cool Didier, une erreur et tu restes là ... »

Les préparatifs avant la plongée ...


Je plante un piquet, accroche mon fil bobino et essaie de retrouver le fil, je ne fais pas de grande distance car je sais que je ne suis pas loin ... Je cherche, je cherche, je sors de la touille donc terrain neutre pour moi, bingo ! ... le fil est là ! Putain, quelle joie ! Je suis toujours serein car je sais que mes 4 litres se vident en 3 minutes. Je rentre, fais quelques mètres et me dis : « putain, c’est pas mon fil, il est blanc ! »

C’est parti ...



Je découvre que j’ai fais la jonction avec Fred Martin, je sais que j’ai moins long par là avec 150 m environ ... Certes je ne connais pas ce passage chaotique avec -10 de profondeur.


En plongée ...



Je réfléchis vite ! J’ai un fil dans la main certes, mais pas celui que j’aimerais, mais j’en ai un et j’ai surtout 2*4 litres qui, malgré tout se vident. Je décide de ne plus regarder mes manomètres d’air, c’est ma manière de faire dans ces situations très engagées. Je rentre doucement. Le conduit est très chaotique, ça monte, de suite ça descend, remonte, etc ... etc ... C’est très clair. 2 fils, certes bien positionnés à des endroits, quelques départs de fil, me pose des questions : " Suis-je sur le bon fil ?" Certaines flèches me donnent bien la direction, continue sur le fil.

Je sors enfin du siphon, ne reconnais pas trop le départ de ce siphon que je connais pourtant (une plongée de ce coté avait avorté il y a quelques années). Je pose mon matos en sachant que si je suis bien sur le Crevat, je retrouverai ma corde mise en place il y a déjà quelques temps. Je fais un peu d’exondé et effectivement retrouve la corde. Je reprends mon matos, guette mon air cette fois, nickel, environ 70 bars et 80. Le siphon n’est qu’une formalité à passer ensuite la rivière avec quelques belles voûtes mouillantes assez proches du plafond. heureusement pour moi)

J’arrive à la sortie, monte sur la droite, et cherche la sortie. Je sais que cela est très étroit, j’ai du mal à trouver, je recherche mais je mets un certain temps à trouver. J’augmente mon éclairage pour voir un trou à rat avec une plaquette en hauteur. Je laisse mon matos, j’escalade, avec peine mais déterminé, je m’engouffre dans ce labyrinthe tortueux et sinistre, pour enfin voir la cheminée que j’escalade comme je peux, soulève la grille et sors avec un sourire.

Je dois me démerder pour rejoindre le groupe (oui quelques km nous séparent) afin de faire cesser leurs attentes qui, je pense, doit être très dure. La suite est plus sympathique. j’ai été très affligé surtout de les avoir mis dans une situation très complexe. Le fait d’avoir perdu mon fil et jonctionnée ... Cette jonction ne m’a jamais ravi ...

Didier qui à malgré tout fonctionné avec un peu plus de 320 mètres, voire 350 mètres de plongée pour la première partie, le deuxième siphon ; une vingtaine de mètres environ plus les exondées. Je referai une plongée pour confirmer la longueur totale et un report surface avec détection par balise... Merci à Mr martin pour son fil bien mis en place, ce qui m’a permis d’être plus serein. J’y retournerai, c’est sûr, toujours la main sur fil, je partirai dorénavant avec un extracteur afin de m’accrocher au fil quand je bricole sur place ... certes pour moi, une leçon de plus . Une discipline qui ne sera jamais, jamais acquise, je continuerai à plonger car je sais cela ...

merci au GSAM ainsi qu’à Stéphane GUIGNARD.


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