Journée désob au Truchot - Découverte du bout de la boue

dimanche 28 mars 2021
par  Cécile, Olivier
popularité : 3%

La blairelle et le blaireau auraient-ils fait des petits ?
Ou tout du moins contaminer de nouveaux adeptes à visiter leur terrier ?

Cela fait plusieurs séances que Jean-Yves et Cécile sont les seuls téméraires à aller au fond du fond de leur terrier au Truchot pour agrandir l’espace.
A chaque fois, nous sommes tous surpris à la sortie : ils reviennent dans un état peu engageant avec de la glaise jusqu’au museau, souvent exténués de leur périple, … mais, avec le sourire jusqu’aux oreilles et n’ont qu’une envie : celle d’y retourner bientôt ?!

Mais que se cache-t-il au fond de si fascinant ? ...

Il faut dire que depuis la découverte de cette galerie en 2018 avec Arnaud R et Patrick M, seuls Jean-Yves et Cécile y sont retournés régulièrement. Serait-ce un signe ? Ce samedi, décision est donc prise de trouver des nouveaux volontaires pour avoir un œil nouveau sur le chantier et essayer de creuser plus efficacement. Après une semaine de mailing et de lobbying sur la liste du club, nous nous retrouvons .. à 4 blaireaux !
L’objectif est donc d’emmener les 2 initiés au bout de la boue ...

Pour en avoir le cœur net, cette fois-ci, Mickael et Olivier veulent les suivre. Jean-Yves et Cécile sont heureux d’avoir de nouveaux bras volontaires. Les séances précédentes sont, de leur aveu, peu productives du fait de l’échéance du couvre-feu qui ne permet pas de rester bien longtemps.

Et c’est à 8h15 tapante qu’une partie de l’équipe arrive pour prendre Jean-Yves. Mickael s’accorde une petite heure de sommeil en plus et nous rejoindra plus tard.
Le 5ème comparse volontaire sera Philippe C. qui s’occupera de l’intendance à la sortie en préparant le feu. Indispensable réconfort pour motiver les troupes !

Après une préparation intense et un café imbuvable, Olivier propose de descendre la perceuse pour en profiter pour travailler sur le becquet du méandre. Nous l’en dissuadons : c’est le caniveau ou la perceuse ! Après des conciliabules stratégiques, nous voilà partis et nous nous engageons enfin sous terre vers 9h30.
Le becquet du méandre posera soucis même aux plus aguerris, serais ce le stress de faire visiter notre coin de paradis ? "Je vous avais dit de prendre la perceuse" dirons certains ... Ca passe et nous voilà partis dans notre fameux caniveau. Pour seulement la 2ème fois en 3 ans, nous y emmenons un (petit) kit. Faut dire que lors de la dernière visite, les passages les plus critiques ont été gratounés et l’on peut maintenant garder le casque sur tout le parcours : le grand luxe !!!
Après les vérifications d’usage ("dis, ça gaze ?"), c’est parti ! Arrivés au fond, l’on n’arrête plus le président qui d’emblée, part visiter les travaux, et gratoune à tout va.
Quelques paquets de boue plus tard, du bruit se fait entendre dans la galerie ?! Un nouveau blaireau semble en approche : Mickaël nous rejoint !
En attendant, on commence à se peler sérieusement alors on se relaye au marteau, à la pelle, à la gratounette pour se réchauffer. Faut dire que le courant d’air est impressionnant : à 4 dans une galerie on l’on peut tout juste s’asseoir, aucune buée et même celui qui creuse n’a pas chaud malgré les efforts déployés (des mauvaises langues ont dit que c’était certainement parce qu’il ne creusait pas assez vite, mais ça, nous vous laissons juges ...). Olivier, frigorifié, repart et l’on essaye de motiver le plus mince d’entre nous à s’engager dans le méandre pour aller voir après le virage. Ça tombe sur Jean-Yves, qui nous a annoncé le matin même être au régime. Malgré tout, il doute et nos arguments "vas-y, on a accroché la corde à tes bottes, si tu es coincé, on te tire" ne semblent pas le rassurer. Après plusieurs tentatives et quelques ultimes coups de marteau, il faut se rendre à l’évidence, ce ne sera pas pour aujourd’hui, il reste encore quelques séances de travail avant de pouvoir connaître la suite.
Nous repartons frigorifiés et le retour se fait sans encombres malgré la boue liquide qui est particulièrement présente aujourd’hui.

A la sortie, Philippe C. a déjà préparé le feu, il n’y plus qu’à entamer l’apéro, faire griller les saucisses sous le soleil, et débriefer de la sortie c’est royal !! Jean-Paul viendra nous rejoindre en début d’après-midi pour récupérer quelques autographes des valeureux explorateurs !

Conclusion : Depuis 3 ans, personne ne croyait en le fond ... Faut dire que l’atteindre a souvent été compliqué. En cette période sans gaz, c’est vraiment plaisant et sécurisant de pouvoir s’y rendre sans trop d’arrières pensées. Le résultat est tout de même unanime : c’est très prometteur, il y a un courant d’air de dingue, mais l’accès malcommode, étroit, boueux, met à rude épreuve les organismes et le matériel. Impossible d’envisager d’emmener une perceuse au fond ...


- On y retourne quand la prochaine fois ?

- Quand on aura oublié ...

- A dans 15 jours donc ?


Progression aisée jusque la base des puits, les choses sérieuses vont bientôt commencer ...


Au fond, en attente du relai désob...
Ca parait vachement spacieux quand on y est … on peut s’y retourner pour faire demi-tour !


Des glaiseux, glaisés …
Des blaireaux, blairés …


Un feu chaleureusement préparé par Philippe, sortie au TAUPE !





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