Première à Sainte Suzanne - Doubs

mercredi 21 août 2013
par  Cécile, Claude
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En cette mi-août, seuls 4 spéléos se retrouvent au local : Claude, Olivier, Patrick B., et Cécile. Pour certains, cela fait presque 3 semaines sans spéléo, c’est dire si le sevrage des vacances a dû être difficile !! Pour revenir aux fondamentaux et retrouver ses sources, on se décide rapidement, sous l’impulsion d’un président enthousiaste, pour Sainte Suzanne ! Un peu de désob, rien de tel pour redémarrer en douceur !






Des combinaisons (encore) presque propres ... ce doit être à l’aller ...



Dès le début, on est dans l’ambiance : il n’a pas beaucoup plu ces dernières semaines mais dans la rivière, on s’enfonce dans la boue parfois jusqu’aux genoux ... ! C’est donc bien gaugés de boue liquide et collante que l’on arrive vers le fond.

Patrick B. est le premier à se lancer et commence à désobstruer à un rythme d’enfer ! Une chaîne humaine se met en place dans un passage étroit, pas forcément très spacieux, mais ça avance bien et on sort de gros blocs.




En spéléo, quand le gars de tête ne veut pas laisser sa place pour creuser, en général, c’est bon signe ...




Patrick, galvanisé par un nouveau bout de galerie de 5 m qui apparaît sous ses yeux, ne lâche pas l’affaire (ni sa place !) et s’enfile dans une étroiture qui donne selon lui "sur une petite salle".

Derrière lui, le reste de l’équipe n’est pas en reste et de nombreux passages sont agrandis.

Derrière l’étroiture, Patrick demande de l’aide pour évacuer l’éboulis qui bloque la suite du passage et c’est Cécile qui s’y colle ! Une fois arrivée dans la petite salle, une chose est sûre, c’est vraiment une toute, toute petite salle : même à deux, c’est dur de se croiser ! La bonne nouvelle est que l’on est à présent dans de la roche en place, c’est prometteur ... !




Essayer un peu de creuser dans cette position ... Heureusement, la gratounette est là !




L’évacuation commence à coups de marteau/burin, pied de biche, gratounette et surtout huile de coude ! Pendant ce temps, Claude et Olivier agrandissent l’étroiture derrière nous.

Au bout de quelques heures, en enfonçant le pied de biche dans l’éboulis, on entend des cailloux tomber dans le vide !! Mais devant nous, il y a un énorme bloc qu’il faut déloger ... Patrick tente de le sortir, suivi de Cécile et enfin d’Olivier. Mais rien n’y fait, ça bouge mais ça ne veut pas sortir ... On commence à avoir froid, car le courant d’air est impressionnant. Alors que sonne le signal du départ, Patrick, en désespoir de cause, décide de retourner taquiner le gros bloc qui nous nargue encore. Il arrivera finalement à le déplacer légèrement mais pas encore suffisamment pour libérer le passage. Peu importe, ce qui est sûr, c’est qu’on reviendra !!!



Au final, on a fait une dizaine de mètres de première, et ce n’est pas fini !


Il faut rappeler un peu l’historique de cette désobstruction :


Au cours des différentes animations pour le grand public (notamment en 2009 et 2012), nous avons eu l’occasion de visiter la cavité de fond en comble.
Au niveau du terminus actuel, la galerie se développe sur au moins trois niveaux : la partie inférieure ou circule le ruisseau pérenne, est complètement cachée et inaccessible. La partie supérieure, la plus facile d’accès, est obstruée par une immense trémie. Des désobtrueurs ont déjà tenté leur chance en essayant un passage le long d’une paroi, mais sans succès. Il reste le niveau intermédiaire, pas très confortable et pas agréable d’accès, car recouvert d’une épaisse couche d’argile collante, apportée par les crues. Mais c’est ici que les nez fins du GSAM ont repéré une suite possible, à condition de faire disparaître deux gros blocs gênants …

Une opération a été montée spécialement pour cette intervention en milieu hostile … Il faut s’imaginer que tout ce que l’on touche ici se transforme aussitôt en boule d’argile collante ! Alors comment utiliser ici une fragile perceuse à accus ?



rare photo prise lors de l’opération spéciale de fin novembre 2012 :
Déballage précautionneux de la perceuse enveloppée et immaculée jusque là ...
Au fait, pourquoi prendre des lunettes d’appoint dans un tel endroit ??


Tout a donc été réfléchi pour viser un succès : transport de la perceuse en sac étanche, mise en place d’un film plastique autour des deux blocs, ouverture du kit et du sac étanche, changement de gants, …, précautions de tous les instants et en final : blocs en menus morceaux !

Cette "opération commando" a été réalisée un soir de fin novembre 2012, mais avec les crues de cet hiver prolongé et nos travaux sur d’autres chantiers, nous n’avons pu en apprécier les fruits que plus de 8 mois plus tard ! La première est un dessert qui se savoure ...



Une équipe heureuse du travail accompli, de la première effectuée et de celle à venir !




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