Baptême de topographie

samedi 12 décembre 2020
par  Claude, David P
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Baptême !

Le baptême est pour les chrétiens, le sacrement par lequel l’individu rejoint la communauté de croyants (la chrétienté) et peut ainsi bénéficier d’un tas « d’avantages » comme le salut de son âme. Le mot est entré dans le langage courant pour marquer une initiation, une acceptation dans un groupe ou une communauté. Mon baptême en topographie s’est déroulé par un bel après-midi à Longevelle sur le Doubs. Bien avant ce premier samedi de décembre, j’avais fait acte de foi, ou plutôt d’intérêt reconnu et avoué pour la topographie. Le premier confinement m’avait même incité à renouveler non seulement mon intérêt mais également à le formuler clairement auprès d’Olivier notre président et de Claude notre référent en la matière. A peine de retour dans le Doubs, une sortie sur ce thème a été organisée par Claude avec le soutien de Florian, Vincent et Nathalie. Direction le gouffre des Véliers à Longevelle.

Le petit puits d’accès duquel s’échappent à intervalles réguliers quelques volutes trahissant la présence d’un fort courant d’air chaud, est plaisant et prometteur. Bon, nous sommes a priori en terrain connu puisque Claude et « le petit gros » ont déjà passé de nombreuses heures à désobstruer les passages. Mais pour moi, il s’agit d’une découverte. « C’est facile, c’est petit » m’assure Claude, car en topographie comme dans beaucoup d’autres domaines, il faut commencer « petitement » et acquérir de l’assurance dans le simple avant de s’attaquer au complexe. Les contingences « sociales » du moment nous imposent d’effectuer les relevés en moins de trois heures (durée de validité de nos auto-attestations respectives). Quelques sorties avec Claude (à Andelnans, Bouclans, Dambelin, Montenois...) avaient permis de me familiariser avec le disto X. Là n’est pas d’ailleurs la véritable difficulté. Une fois l’appareil calibré, il suffit presque d’appuyer sur le bouton pour avoir les indications nécessaires. Non, la première difficulté est de ni oublier ni perdre son matériel. Fier et enthousiaste suite à un rapide mais non moins efficace équipement de la tête de puits, je me suis engouffré dans la petite ouverture, tout heureux de commencer une activité nouvelle en quelques sorte, oubliant, par la même occasion, mon matériel de relevés. Dans un élan de générosité Vincent s’est proposé de me les envoyer. La gravité étant notre meilleure alliée, le matériel était sensé me tomber droit dessus. C’était sans compter sur ce fameux courant d’air et la finesse du puits. Après quelques rebonds sur les saillies de la paroi, la feuille "mylar" me fuit allant se poser sur les feuilles et les caillasses dans un prolongement (peut-être cul de sac) trop étroit pour moi. Vincent me rejoint donc et parvient à récupérer le matériel indélicat. La suite est un peu plus confuse selon les témoignages. Pour Vincent et moi, l’affaire était simple. L’exiguïté du lieu nous a imposé des contorsions logiques et appropriées dont les commentaires légitimes ont permis à nos trois comparses restés à la surface de médire comme il se doit à notre égard. « Retourne toi, faut que je te passe dessus, pas par là c’est trop étroit » n’avaient pas la même résonance pour eux que pour nous. Enfin après quelques acrobaties auxquelles les spéléos sont habitués, nous nous sommes retrouvés les trois (Vincent, Claude et moi) échelonnés dans ce puits coudé. Les premières mesures sont effectuées et consciencieusement, je prends note. Alors rapidement j’ai appris (à mes dépends bien entendu) qu’après ne pas avoir oublié ni perdu ses affaires, il est des plus judicieuses intentions, de ne pas entreposer son matériel n’importe où, au risque d’effacer et perdre les précieuses données. Après quelques dizaines de minutes, ma feuille est remplie de croquis invraisemblables, de chiffres en tous sens et de tout cela je devrais pouvoir être en mesure de fournir une topographie.




la descente dans des volutes de buée...




C’est pas grand, mais c’est joli...


Le soir même, Claude me fait parvenir le logiciel visual topo, sensé m’aider dans ma tâche. Après quelques essais je parviens à obtenir un « truc » qui ressemble vaguement au souvenir que j’ai du trou visité. Mais avant d’aboutir à une topographie référencée, je vous laisse le premier croquis (1) qui reste presque aussi explicite que mon travail sur table ! Vous comprendrez que je laisse à Claude le soin d’assurer l’honneur du GSAM en fournissant une topo officielle du gouffre des Véliers en attendant la mienne si elle vient (2).


(1) et (2)...



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mardi 19 octobre 2021

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