La littérature et les grottes

mardi 7 janvier 2014
par  Cécile
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Outres les spéléos qui l’explorent, le monde souterrain est une source infinie d’inspiration, notamment pour les écrivains. Que ce soit dans les écrits anciens, les contes et légendes et même la littérature pour enfant, tous s’inspirent de cette source intarissable et du mystère qui plane autour des grottes.

Les grottes, à l’origine mal connues, étaient source de frayeur mais aussi source de dévotion et de nombreuses chapelles furent édifiées dans des abris sous roches.

Dans toutes les formes d’art, les grottes ont souvent pris une place à part. Mystérieuses et énigmatiques, elles font rêver beaucoup d’entre nous et inspirent de nombreuses œuvres. Citons la plus évidente d’entre elle, la peinture (voir l’article) mais aussi le cinéma récent, comme par exemple dans "Matrix", où toute la population de Xion se réfugie dans une grotte, ou encore dans "Batman", où l’on trouve d’innombrables hordes de chauves-souris.

Mais c’est surtout dans la littérature que l’on trouve d’importantes références.

La littérature enfantine

Qui n’a jamais lu avec avidité les aventures du "Club des 5" (série d’Enid Blyton reprise par Claude Voilier, Bibliothèque Rose), de "Fantomette" (Georges Chaulet, Bibliothèque Rose), ou bien d’"Alice" (Caroline Quine, Bibliothèque Verte) ?


Le Mystère de la grotte aux Sirènes

Dans chacune de ces séries, on trouve toujours une aventure qui fait référence à une grotte. Le plus souvent synonyme de caches de pirates, de trésors ignorés de tous, elles fascinent. Pour les enfants, ces lieux sont de véritables terrains de jeu inépuisables que la nature a creusé.

La poésie

On aurait pu tout aussi bien appeler cet article : La poésie et les grottes, car là encore, de nombreux écrivains, penseurs et philosophes se sont laissés inspirer par le charme de nos cavités souterraines ...

Citons un des plus célèbres, Victor Hugo, natif de Besançon, né en 1802 et mort en 1885, dont voici un de poème, nommé Ô Gouffre !  :



Ô gouffre ! l’âme plonge et rapporte le doute.
Nous entendons sur nous les heures, goutte à goutte,
Tomber comme l’eau sur les plombs ;
L’homme est brumeux, le monde est noir, le ciel est sombre ;
Les formes de la nuit vont et viennent dans l’ombre ;
Et nous, pâles, nous contemplons.

Nous contemplons l’obscur, l’inconnu, l’invisible.
Nous sondons le réel, l’idéal, le possible,
L’être, spectre toujours présent.
Nous regardons trembler l’ombre indéterminée.
Nous sommes accoudés sur notre destinée,
L’œil fixe et l’esprit frémissant.

Nous épions des bruits dans ces vides funèbres ;
Nous écoutons le souffle, errant dans les ténèbres,
Dont frissonne l’obscurité ;
Et, par moments, perdus dans les nuits insondables,
Nous voyons s’éclairer de lueurs formidables
La vitre de l’éternité.


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