Le gouffre du Lotrot - Saint-Julien-Les-Russey - DOUBS

dimanche 19 juin 2011
par  Olivier
popularité : 35%

Carte interactive (clic = déplacement / Molette = zoom) :




Gouffre du Lotrot

Saint-Julien-les-Russey / Le Lotrot-dessus
931,06 x 255,45 x 870


Si les chemins parcourus sont parfois aussi importants que la destination elle-même ; le gouffre du Lotrot en est une illustration.

En ce samedi 18 juin 2011 ceux qui ont répondu à l’appel (du 18 juin forcément !) se retrouvent au local à 13h30. Tout commence alors sous les meilleurs auspices :
- tout le monde est ponctuel
- le programme est défini
- et il y en a même qui ont fait une photocopie de la topo du gouffre prévu.

En effet, c’est une première pour les membres présents à cette sortie de se rendre à Saint-Julien-les-Russey pour visiter le gouffre du Lotrot.
Le premier petit grain de sable ne tarde pourtant pas et cela discute pas mal lors de la préparation du matos sur les longueurs de cordes à prendre. Mais l’on s’en sort néanmoins, chargeons le matériel et nous voilà partis pour le canton du Russey !

L’itinéraire est fabuleux et les couleurs changeantes lors de la remontée de la vallée du Dessoubre donnent un caractère unique et enchanteur à chaque fois que nous l’empruntons.
Ensuite cela se gate pour trouver le meilleur chemin et arriver à bonne destination et tous les stratagèmes sont employés :
- carte IGN ; mais il s’avère que des chemins sont sortis de terre depuis son édition !
- vues satellite imprimées depuis google earth
- GPS
Et les boussoles intérieures de chacun s’affolent avec plus ou moins de sang froid pour ne pas perdre le nord.


carte IGN, GPS, vue satellite google earth ... et si avec tout cela on ne trouve pas ... !

Arnaud prend les choses en main et son instinct lui dicte le chemin tandis que les pierres constituant ce dernier lui rappent le pot d’échappement.

Enfin, nous arrivons près de la grange des Lotrots-dessus ou nous nous garons. La vue notamment sur le Lomont y est superbe. Le Graal n’est plus qu’à 450 m mais sous les conseils de Claude, avant de nous équiper nous partons en reconnaissance : "car quand ça commence comme cela ...". Au droit de la mare, tournez dans le bois qui disait ...

Effectivement, il faudra bien plus d’une demi-heure pour trouver l’entrée du gouffre en contrebas d’une arête rocheuse.

Il est déjà plus de 17h quand nous nous mettons enfin en tenue ; Claude privilégie le bleu de travail pour laisser convenablement sécher sa combi après la rivière souterraine la semaine dernière (voir article). Et c’est Olivier qui est désigné pour équiper ; il y a des jours ou on mets vraiment toutes les chances de notre côté pour ne pas rentrer de bonne heure !!!

Ben, si c’est Olivier qui équipe ... on n’est pas sorti !

Le premier puits ...

Une galerie inclinée ...

Olivier, équipeur émérite, ne fera qu’une bouchée du dernier puits ...

Le gouffre, après un puits de 6 m se transforme en galerie fortement inclinée de 52 m, se scindant au final par 2 puits. La cavité est concrétionnée ; le mondmilch y est abondant en certains endroits. Au fond d’un des puits, une sévère étroiture (pourtant désobstruée) descendante et en tire-bouchon donne accès à une galerie de 15 m ; c’est là que s’engouffrent Arnaud, Fabien, Cécile et Olivier tandis que Claude commence à remonter. La passage de l’étroiture dans l’autre sens s’avère plus difficile pour Cécile (faut dire que la calebomde ça coince !) et Olivier. Et dire que certains font cela après une fondue ...

La jolie étroiture descendante en tire bouchon ...

Clin d’oeil au fond du gouffre : des states aux allures de bandes d’autoroutes que nous avons savamment évité au profit de chemins de traverse moins linéaires ...

Puis il est temps de sortir ; Fabien, visualisant ses 12 messages en absence nous quittent sans demander son reste !

Le retour sur Saint-Julien-Les-Russey se fera par des chemins beaucoup plus conventionnels pour ne pas dire bitumés ; c’est finalement ceux-ci que nous retiendrons pour la description de l’itinéraire lors d’une prochaine escapade !

Retour au local vers 21h15 avec cette maxime : "On n’explore pas pour explorer mais pour avoir exploré"


Photo réalisée le 25 août 1935 par P. Wéité ...

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